Il n'y a pas de virus utiles.

Caroline Breure

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Il n'y a pas de virus utiles.

"Welchia" ou un faux sentiment de sécurité.

L'apparition du ver "Welchia" a provoqué des discussions orageuses dans la communauté Internet. La question principale concerne le bien fondé de l'existence de tels programmes qui luttent contre leurs semblables. Malheureusement, beaucoup se font de fausses idées concernant les avantages et les inconvénients de "Welchia". Voilà pourquoi Kaspersky Labs a décidé de clarifier la situation.

Les virus utiles n'existent pas. Ces deux notions sont incompatibles. Les actions bénéfiques de ' Welchia ' concernant la suppression de ' Lovesan ' et le téléchargement des mises à jour de Microsoft sont la partie visible de l'iceberg. Sa partie cachée est beaucoup moins sympathique.
Premièrement, "Welchia" pénètre par effraction sur les ordinateurs, chose totalement illégale et passible de sanctions, ensuite il cache sa présence par tous les moyens, et enfin il rend vulnérables les serveurs IIS.
Deuxièmement, il modifie le système infecté et installe sur celui ci des objets potentiellement dangereux (le module du serveur FTP et le fichier porteur du programme malfaisant). Cela peut conduire à la violation du système d'exploitation et ouvrir un accès aux malfaiteurs sur l'ordinateur. Par exemple, avec l'aide d'un serveur FTP, on peut dérober des informations sur une machine infectée.
Troisièmement, "Welchia" crée un flot de données malfaisantes. Cela discrédite le propriétaire de l'ordinateur infecté, engendre des dépenses supplémentaires liées au trafic généré et engorge les canaux de transmission des données d'Internet. Ce dernier point est assez grave car cet engorgement peut se traduire par un gros ralentissement d'Internet.
Enfin, ce ver crée chez les utilisateurs un faux sentiment de sécurité et induit chez ces mêmes utilisateurs une certaine passivité dans la protection personnelle. Des conséquences imprévisibles peuvent découler de ce sentiment. Ainsi, Internet peut se transformer en champ de bataille mettant aux prises tous ces virus, et voir son trafic augmenter proportionnellement au nombre de virus en présence.

En conclusion, Kaspersky Labs l'affirme une fois encore : les virus utiles n'existent pas. Il y a des virus destructeurs et des virus non destructeurs. Mais ils sont, tous deux, des cyber-criminels puisqu'ils accomplissent des actions non autorisées, qui, de plus s'accompagnent d'actions marginales néfastes. Au lieu de compter sur "un virus antiviral", il vaut mieux apprendre à protéger son ordinateur soi même. Ainsi, non seulement nous empêcherons la contamination virale, mais de plus, nous éviterons le renforcement du chaos sur Internet.

20.08.2003

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